Esprit Doujin et leur chef d’oeuvre

Pour la 19ème édition de l’Epitanime, l’association No-Xice a eu la brillante idée d’organiser un concours de visual novel, sans doute pour rebondir sur la sortie de leur propre bébé répondant au nom d’Anamnesis (qui est soit dit en passant le premier visual novel français). Etant donné que ce support se démocratise de plus en plus chez les otaku grâce – entre autre – à pbsaffran et son Sanglot des cigales ou bien kawa-soft et ses « multiples » traductions, un nombre assez conséquent de personnes a répondu à l’appel pour participer à ce concours. Cette initiative de No-Xice a donc été un petit succès qui nous a permit de constater, encore une fois, que les Visual Novel sont de plus en plus populaires dans le monde otaque.

Parmi les groupes qui ont répondu à l’appel, le « cercle » esprit doujin, représenté par nyo et ses camarades,  a pondu un visual novel (sans nom) qui a été injustement boudé par le jury du concours, notamment  à cause de son aspect brouillon. Visiblement, les jurés ne devaient pas connaître le dicton « l’habit ne fait pas le moine », car sinon il est clair que ce chef d’œuvre aurait été reconnu à sa juste valeur en terminant premier. Ce visual novel m’a d’ailleurs tellement touché que je vais vous en parler dans cet article, en essayant de vous expliquer pourquoi esprit doujin a clairement réaliser l’œuvre du siècle en 1 heure sur le thème « otaku in love ».

Je précise au cas-où que mon but avec cet article n’est pas d’essayer de faire gagner un prix spécial à ce visual novel sans nom, mais tout simplement de vous donner envie de jouer à ce Neon Genesis Evangelion du genre.

Un écran titre diablement efficace.

Le visual novel d’esprit doujin se déroule un samedi 22 mai (vraisemblablement en 2011), pendant la convention epitanime et met en scène un personnage « sans nom » encore une fois, avec qui nous allons TOUT partager.

Le début commence dans la cour pasteur de la célèbre école d’informatique. Notre héros s’ennuie dans cette convention, tout en souffrant de la chaleur presque estivale du mois de mai et de la faim. C’est alors qu’il commence à penser à sa sœur. Un mec qui souffre du complexe de la petite/grande sœur  ? Pourquoi pas, ça répond au thème « otaku in love » après tout. Dès le début, nous sommes donc prévenus : même si ce n’est pas techniquement un eroge, ce visual novel ne sera pas non plus entièrement soft pour ce qui est de la lecture. D’ailleurs c’est peut-être un des points fort de l’œuvre cette écriture érotique codée qui n’est pas illustrée. Enfin, on va reviendra sur ce point plus tard.

Après avoir eu des pensées pas très bouddhistes sur sa sœur, notre héros aperçoit une silhouette familière qui se démarque de la foule. Serait-ce cette fille dont il parle depuis le début, ou alors un homme ou une autre femme ? A vrai dire on ne saura jamais qui c’est. Par contre, on peut barrer l’option « homme », je pense étant donné que les membres d’esprit doujin tiennent à peu près tous à leur virilité. Quoi qu’il en soit, le héros a alors « le sang qui bouillonne » -> traduction, il a une érection. Nous pouvons donc là voir une première manifestation de cette écriture pour le moins osée et si pure au premier abord. On mentionne aussi un certain « pentacle » qui se forme dans son esprit, ce qui est sans aucun doute une forme de fantasme chez le héros.

Se succèdent ensuite deux phrases assez intrigante : « douce amertume » et « enfer de plaisir ». Le héros est-il en train de repenser à une personne qui lui a donné beaucoup de bonheur et qui l’a blessé par la suite ? Sans aucun doute. Mais après, reste à déterminer qui. Sa sœur ? On verra bien~

La silhouette devient de plus en plus proche aux yeux du héros. Mon Dieu, mais qui est-ce ? Le suspens est insoutenable et comme de par hasard, ce connard de nyo nous balance alors une phrase encore plus intrigante, mais qui nous semble tout de même un peu hors sujet sur le moment.

Plus fort encore qu’un plan de complémentarité.

On peut voir à ce moment que esprit doujin sait plutôt bien créer un univers avec beaucoup de tension, malgré un texte plutôt court et une écriture relativement simple dans sa forme ainsi que ses expressions. Enfin bref, après cette phrase que personne ne comprend sur les huître et les crabes, le héros dit qu’il reconnaît définitivement la silhouette. Il se met à appeler cette « salvation promise par le destin » qui se met à le regarder. Leurs regards se rencontrent ; la tension est au maximum. Le temps semble s’arrêter. Et soudainement, un écran noir apparaît…

Le pentacle s’efface, le héros est plongé dans les ténèbres. « Son coeur se dessèche » et son « sang fait partie de l’univers », et il voit son destin défiler. Et puis il voit un point blanc et dit qu’il voit son amour grandir dans son cœur, comme dans celui des autres. J’aurais tendance à traduire ce passage comme étant une scène de sexe, mais c’est tellement obscur qu’on va éviter.

Après tout ce charabia digne d’EVA, notre héros se retrouve téléporter dans la salle de la brigade SOS à Epita. Pour le coup, c’est tellement incompréhensible que ça en devient génial. Était-ce un rêve avant ? A-t-il été transporté dans une autre dimension par l’amour qu’il a retrouvé ? Tant de questions qui resteront à jamais sans réponses, raaaah. (j’espère d’ailleurs que le créateur du visual novel viendra nous éclairer dans les commentaires…)

Parmi tous les gens en 3D qui peuplent la salle, LA fille est encore là. Le héros interpelle la fille, et celle-ci semble étonner, comme si ils se connaissaient déjà en fait. Serait-on dans une réalité alternative créée par l’amour entre le héros et cette fille ? Ou alors, plus simple : le héros était tellement absorbé par ses monologues idiots qu’il s’est retrouvé sans le savoir dans la salle de la brigade SOS où la fille dont on parle tant depuis le début est allée. Mais bon, c’est moins fun comme interprétation tout de même.

On a alors la confirmation que c’est bien la sœur du héros dont il est question. On ne saura jamais si nous sommes dans une réalité alternative ou bien toujours dans la même époque, toutefois on est sûr d’une chose : il veut se le taper, et elle aussi l’aime visiblement. Ensuite c’est là que le jeu se divise en trois « routes » différentes, avec des fins qui ne se ressemblent pas à chaque fois. Je ne vais pas revenir sur ces trois choix car je pense vous avoir déjà assez bassiné avec l’histoire de ce visual novel. Et puis bon, je ne vais quand même pas vous spoiler la fin de l’histoire, non ? Et puis je vous ai déjà assez donné de théories fumeuses comme ça, il faut pas pousser mémé dans les orties tout de même…

Quoi qu’il en soit, je pense que grâce à ces quelques lignes vous avez pu remarquer ce qui fait la qualité de ce visual novel : son histoire. A la fois complexe et simple, elle nous transporte en quelques minutes bien plus loin que n’importe quelle autre œuvre dans le genre. nyo a décidé de prendre le risque de privilégier la qualité à la quantité, en nous offrant un VN court, sans musique et avec pas beaucoup d’images et ça a payé. Son écriture simple arrive à créer une certaine ambiance qui est propre à l’œuvre d’esprit doujin, remplie de tension, d’amour et d’interrogation. Je pourrais continuer à vous parler pendant des heures de ce visual novel, tant il m’a touché (une des fins m’a même montré la voie à suivre pour le reste de ma vie), mais ce serait inutile, autant s’arrêter.

Maintenant, j’espère juste que vous allez lire ce visual novel qui est absolument un pur chef d’œuvre. Ça vous prendra deux minutes de votre temps et je vous jure que vous ne le regretterez pas. Par contre après vous risquez de réfléchir pendant des heures à propos de l’histoire et c’est assez problématique si vous avez un travail, ah ah.

Lien de téléchargement.

Bonne lecture à tous et n’hésitez pas à remercier nyo pour l’écriture ainsi que ses différents compagnons pour cette œuvre qui va vous hanter jusqu’à la fin de vos jours.

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I’ll

Il y a de cela quelques semaines, le sympathique Gemini nous a envoyé sur le chat IRC d’Alice au pays des Shôjo un lien menant vers des critiques de manga et d’anime diverses et variées, rédigées par lui-même. Jusque-là, rien à signaler, c’est un Mercredi comme les autres : je m’ennuie, je clique sur tout ce qui bouge, et je discute sur IRC/msn/Mumble (ma vie est passionnante, je sais). Seulement, comme le dit si bien mon Papa, il ne faut jamais cliquer sur les liens envoyés sur internet car sinon on pourrait amèrement le regretter. Car oui, je regrette d’avoir été zieuter MAZ, parce que si j’avais joué à TF2 à la place, par exemple, je n’aurais pas écrit encore une fois un tissu de bêtises indigestes. Là, tout de suite, tu dois sans doute te demander  « pourquoi est-ce qu’il a l’air aussi traumatisé ? Il a vu du child-porn ? Ah non, c’est pas le site de Patchouli. Il a lu des critiques qui ne lui plaisaient pas ? » – eh bien oui cher lecteur (je me suis inventé un copain pour faciliter l’écriture de cette introduction), tu as raison, puisque ce qui me met dans cet état c’est effectivement une des critiques que j’ai pu trouver sur ce site.

Lorsque l’on zieute un site dans le genre, on a tendance la plupart du temps à vouloir lire ce que pense le blogueur de nos manga favoris, ceux qui nous ont fait rêver et vibrer, jusqu’à faire monter en nous un élan de PASSION parfois. Et vu que je suis, à l’instar de ce blog, tout sauf original, c’est ce que j’ai fait en voulant lire la critique de Gemini sur I’ll. Ce que je n’aurais pas du faire, comme je le répète depuis tout à l’heure. Pour ceux qui ont la flemme de cliquer sur les liens que j’insère avec amour, voici la critique dans toute son intégralité :

« I’ll est un petit manga gentillet certes sympathique à lire et reposant, mais pas transcendant.
Agréable sans plus… »

Je te vois d’ici cher lecteur en train de me dire « D’accord, sa critique t’indigne au plus au point, mais les goûts et les couleurs, ça ne discute pas petit Teletubbies ». Alors d’une, je te demande de me parler un peu mieux tout de même car je peux expulser les sans papiers du Pays du Teletubbies otaku sans problème ; puis de deux, je suis totalement d’accord avec toi, seulement si on sort cet argument là à chaque fois, eh bien on ne va pas avoir beaucoup de débats. Maintenant que je t’ai bien remonter les bretelles, je t’entends d’ici me répondre « Et ton article sinon, il sert à quoi ? Tu m’agaces à force de me reprendre comme si tu possédais la science infuse ! ». Comme je suis de très bonne humeur, vacances oblige, je vais te dire le pourquoi de cet article ; pour cela nous allons encore revenir en arrière, au moment où j’ai lu les quelques lignes rédigées par Gemini.

Généralement, quand on lit quelque chose dans le genre sur un site ou un blog, ce que l’on a envie de faire, c’est de discuter avec la personne qui a écrit ce qui nous indigne. Après avoir lu la critique, j’ai donc voulu en toute logique laisser un commentaire sur le site. Cependant, à ce moment là, je me suis aperçu d’une chose : que l’on ne pouvait pas laisser de commentaires sur MAZ. C’est donc animé d’une envie de tout détruire que je me suis ramené dans le chat IRC précédemment cité en criant quelque chose comme « GEMINI VIENS TE BATTRE SI TU ES UN HOMME § ACTIVE LES COMMENTAIRES ». Bref, autant le dire tout de suite, j’ai été plutôt primaire. Heureusement, la discussion s’est bien déroulé ensuite ; et c’est au bout de quelques minutes que Gemini me dit  : « si tu veux m’expliquer en quoi I’ll est un chef d’œuvre, BLOGUE ! ».

Tu commences à comprendre cher lecteur, maintenant ? Si ce n’est pas le cas, on va résumer cela simplement. En gros ce qui va suivre est un article dédicacé à Gemini, écrit pour lui expliquer en quoi I’ll est plus qu’un « manga gentillet [...], mais pas transcendant ». Bien entendu, outre cela, ce billet est également là pour essayer de faire découvrir à un maximum de gens une série qui me tient réellement à cœur. Je ne serais pas surpris d’apprendre que j’ai perdu la moitié de mes lecteurs avec cette introduction, seulement si il en reste quelques uns (autres que mon lecteur imaginaire, bien sûr), j’espère que cet article leur plaira puisque c’est sans doute celui que j’ai écrit avec le plus de passion depuis que je tiens ce blog. Bonne lecture.

Je me souviens que ce jour-là le ciel était bleu… un bleu magnifique…

I’ll est un manga en quatorze volumes de  Hiroyuki Asada (Letter Bee, ça vous dit quelque chose ?), qui commence par une rencontre pour le moins électrique entre deux collégiens, Akane Tachibana et Hitonari Hiiragi, lors d’un match de basket. Par le plus heureux des hasards, ces deux adolescents se retrouvent par la suite dans le même lycée. Alors qu’ils avaient décidé d’arrêter le basket, leur passion de toujours, leur rivalité va les pousser à s’inscrire  au club de l’établissement pour pouvoir de nouveau se mesurer sur le terrain. Ainsi, ils vont rencontrer d’autres personnes, elles aussi passionnés par ce sport, et qui ont voulus également mettre le basket entre parenthèse, pour des raisons qui leur appartiennent…

L’histoire de ce fabuleux manga peut paraître banal dit comme ça, et je dois dire que je suis d’accord avec vous. J’ai d’ailleurs moi même pensé cela en découvrant l’existence de cette oeuvre, il y a quelques années. Les premières questions que je m’étais posé étaient les suivantes : « qu’est-ce que ce manga a de plus que les autres shônen sur le sport ? Pourquoi dit-on que c’est un chef d’oeuvre, alors qu’il n’a pas l’air plus fouillé qu’un Slam Dunk, ce manga que je n’ai d’ailleurs pas aimé ? ». Autant le dire, j’étais très sceptique. Mais finalement, poussé par certaines personnes (qui se reconnaîtront si jamais elles passent par ici), j’ai décidé de lire cette oeuvre, après avoir réussi à trouver tous les tomes dans différentes boutiques vendant des manga d’occasions. C’est alors que j’ai compris pourquoi la plupart des personnes qui m’ont conseillé cette oeuvre considèrent I’ll comme un chef d’oeuvre : à cause de ses personnages, entre autre.

Asada pourrait remplacer le basket par n’importe quel sport dans son oeuvre que cela ne changerait rien, puisque finalement, le sport n’est dans cette oeuvre qu’un moyen comme un autre de pouvoir développer les fabuleux personnages qu’il a créé. Finalement, I’ll c’est avant tout l’histoire d’une bande d’adolescents passionnés par le basket, qui ont tous plus ou moins décidés de l’abandonner ; l’histoire de garçons individualistes, renfermés sur eux-mêmes, et qui ignorent ce qu’est une « équipe » ; l’histoire des membres du club de Kouzou qui vont progressement (re)découvrir leurs rêves, leur passion et le sens de l’amitié.

A l’aide de son talent, Asada arrive à rendre réellement vivant durant quatorze tomes ses personnages pour le moins humains auquels on s’identifie et s’attache très rapidement. Tel un magicien, avec l’aide de son pinceau magique il nous fait rire avec ses héros, nous fait rêver avec eux, et nous fait pleurer en leur compagnie aussi. Lors des matchs, on espère avec eux, de tout notre coeur ; lorsqu’ils doutent d’eux-même, on comprend et partage leurs sentiments. C’est là pour moi toute la force de cette oeuvre forte, c’est-à-dire la facilité avec laquelle elle arrive à nous faire ressentir des sentiments tous plus différents les uns que les autres. I’ll est un monde à part, une dimension dans laquelle on rentre très facilement, avant d’en ressortir brutalement quelques tomes après, sans comprendre pourquoi, sans réaliser que c’est malheureusement fini.

Avant de passer à la suite, je me permets de souligner au passage le fait que les dessins d’Asada sont réellement magnifiques. Ils s’améliorent du début à la fin, ce qui est un vrai délice. D’ailleurs, si les personnages arrivent à paraître si vivants, c’est en grande partie grâce à l’art du monsieur, car on peut dire qu’il a un certain talent. Les protagonistes qu’il a créé ont des visages très détaillés, très fins au niveau du visage ; par ailleurs, on peut noter que chacun de ses personnages a été très recherché, que ce soit au niveau des expressions ou au niveau de son physique. Si certains d’entre vous ont lu Letter Bee, je pense que vous comprenez aisément ce que je vous explique…

Ce qui est remarquable chez Asada, c’est qu’il ne néglige pas forcément le basket malgré le fait qu’il ait décidé de la placer au second plan, dans le but de développer ses personnages. Les matchs qu’on suit sont à chaque fois orchestrés d’une main de maître, parfois intenses même, ce qui fait qu’ils sont véritablement agréables à suivre. Bien sûr, nous sommes loins d’un Slam Dunk qui est vraiment une référence en ce qui concerne les matchs, seulement je trouve que c’est un point qui mérite d’être souligné. Pour ma part j’ai beaucoup aimé les rencontres sportives mises en scènes pendant ce manga, et ce n’est pas rien puisque je suis à la base pas énormément passionné par tout ce qui touche au domaine du sport.

Enfin, I’ll est une oeuvre superbement bien écrite. Si Asada est très talentueux en ce qui concerne le dessin, je pense qu’il l’est tout autant pour tout ce qui traite à l’écriture d’un scénario. La narration de l’oeuvre est impeccable, parfois nostalgique ainsi que poétique, et surtout, le temps est parfaitement gérée. Maître Asada (il mérite bien que je l’appelle comme ça), contrairement à la plupart de ses confrères mangakas, maitrise le temps dans son oeuvre à la perfection ; avec lui, on a l’impression que tout s’écoule naturellement, comme si tout était finalement réel. Encore une fois, on peut le voir : ce qui fait la force de cette oeuvre c’est son histoire qui prend vie à travers les planches et au fil des dialogues, avec ses personnages très touchants de part leur humanité touchante et déconcertante.

Cette critique totalement subjective d’I'll a été écrit avec toute la PASSION que j’ai en moi, et j’espère que grâce à elle, vous aurez envie de découvrir cette oeuvre qui m’a fait rire, rêver, pleurer, et bien plus encore. Que vous soyez fan de basket ou pas, n’hésitez plus : ce manga est un chef d’oeuvre, une perle que tout le monde doit avoir lu, ou plutôt vécu, car comme la plupart des oeuvres fortes, I’ll ne se lit pas ; ça se vit, ça se ressent.

Par ailleurs, si tu as lu tout ça Gemini, j’espère que tu as maintenant compris pourquoi j’étais si indigné en lisant ta critique. Je sais très bien que ce billet ne changera pas totalement ton avis sur I’ll, seulement, si elle pouvait te faire réfléchir à nouveau sur cette oeuvre, je serais absolument ravis de pouvoir le lire. Si ce n’est pas le cas, eh bien tant pis, ce n’est pas grave. Ce que j’espère le plus personnellement après avoir rédigé ce billet, c’est voir des personnes se mettre à I’ll. Honnêtement, ça me ferait vraiment plaisir, surtout si après cela, ces personnes décident d’écrire eux aussi un petit quelque chose sur cette fabuleuse série qui est un poil trop méconnu à mon goût.

PS : je m’excuse pour le changement de ton entre l’introduction et la critique qui est peut-être un poil déroutant. Ça m’apprendra à écrire mes articles en plusieurs fois,  à des heures totalement différentes qui plus est. Enfin, vous devez être habitués maintenant à mes introductions qui partent – malheureusement – un petit peu trop souvent dans tous les sens.

PS2 : si il y en a que ça intéresse, voici un autre article sur cette série qui est, je trouve, vraiment très réussi, rédigé par Fenriyl .

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Hourou Musuko, un anime qui promet

Comme vous le savez peut-être déjà, une nouvelle saison d’anime vient de commencer au japon. Et qui dit nouvelle saison dit nouveaux anime, et donc, nouveaux articles. Étant donné que nous avons déjà sur la blogosphère quelques articles sur les séries qui vont nous accompagner pendant cet hiver, je vais faire dans « l’originalité » en présentant un de mes coups de cœur, Hourou Musuko. Bien entendu, nous avons tous que ce blog est tout sauf « original » et que ce terme est uniquement là pour masquer mon manque de passion motivation (le nouveau terme in-the-mouv). Mais bon, peut-être que je reviendrais sur certains anime dans les jours qui viennent, qui sait. En attendant, profitez de cet article CONCEPT comme il se doit parce que c’est pas demain la veille qu’une personne aura une idée aussi ré-vo-lu-tio-nnai-re. Vous pouvez dire que c’est du génie, ça ne me gêne absolument pas.

Hourou Musuko est à la base un manga de Shimura Takako, une mangaka qui est également l’auteur d’Aoi Hana, un mangasseee qui a aussi eu droit à une adaptation anime par JC staff il y a quelques années. Personnellement, j’avais bien aimé cette adaptation qui était visuellement très belle, plutôt prenante et parfois touchante à certains moments. Bref, c’est donc en toute logique que je me suis jeté sur Hourou Musuko lorsqu’un monsieur m’a précisé que ces deux œuvres avaient été écrites par la même personne. Enfin, trêve de bavardage, voyons voir de quoi ça parle.

Shuuichi un garçon plutôt efféminé et timide va faire son premier jour dans sa nouvelle école. Comme la plupart des enfants de son âge qui vivent cette situation, ils se demandent comment ses nouveaux camarades vont l’accepter. Mais notre homme est quelqu’un de différent car il a un secret : parfois il se fait passer pour une fille. Un jour, lorsqu’il rentre chez lui, il se permet de mettre une robe « appartenant » à sa sœur. Le problème, c’est que cette dernière va s’apercevoir de cela et réagir plutôt brutalement. Shuuichi va prendre la fuite et rencontrer une de ses amies qui va l’aider à surmonter cela…

Grosso-modo, voilà l’histoire de cet anime pour le moment. Je pense que dit comme cela, ça peut en rebuter certains mais rassurez-vous, derrière ce synopsis se cache un anime qui risque d’être excellent. Comme je vous l’ai déjà dit plus haut, Hourou Musuko est pour le moment mon coup de cœur de cette saison, donc dites-vous que c’est forcément BIEN !

Ce qui m’a le plus plu pendant ces 20 minutes, c’est assurément l’ambiance qui est proposé. Comme on pouvait s’y attendre, visuellement c’est une réussite, ni plus ni moins. Avec son animation qui est – je trouve – vraiment bonne et ses couleurs plutôt magnifiques, cette série a vraiment tout pour plaire. Après musicalement c’est pas mal du tout. Les quelques musiques qui sont proposés sont assez belles et ont l’avantage de ne faire qu’un avec l’univers visuel de l’anime, pour nous immerger encore un peu plus dans la vie de Shuuichi.

Je pense que je vais m’arrêter là, car on ne peut guère dire plus de choses sur un anime qui vient de commencer et qui ne compte qu’un épisode. Néanmoins, j’espère que ces quelques lignes vont vous donner envie de voir Hourou Musuko car passer à côté de cette série, ce serait vraiment dommage. Avec un thème aussi fort (il est probable que cette série va faire pleurer quelques personnes d’ici quatre-cinq épisodes) et une ambiance aussi réussie, cet anime a vraiment tout pour marquer les esprits, 2011 et pourquoi pas même un peu plus, qui sait. A suivre de très près donc !


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La tour au-delà des nuages

Il y a de cela quelques semaines, j’ai pris la décision de découvrir en long et en travers Makoto Shinkai, un réalisateur qui m’avait époustouflé à travers son 5cm par seconde. C’est donc en tout logique – ou pas – que j’ai décidé de commencer par La tour au-delà des nuages. Et honnêtement, je ne regrette absolument pas car ce film est vraiment une petite merveille qui m’a rappelé, au passage, pourquoi j’aime autant l’animation japonaise.

L’histoire de ce film se passe après la Seconde Guerre Mondiale, dans un univers presque similaire au nôtre. Dans ce monde, le Japon est divisé et occupé par deux forces. Alors que Hokkaido est annexé par l’Union, les autres îles sont gouvernées par des forces américaines. Trois amis de la zone américaine, fascinés par une énigmatique tour érigée par l’Union se sont fait la promesse de construire un avion et de lever le voile sur le mystère entourant cet édifice qui s’élève au delà des nuages. Malheureusement, ce projet échoue échoue lorsque l’un d’eux disparaît brusquement…

Résumé grossièrement, La tour au-delà des nuages, ce pourrait être cela. Seulement, détrompez-vous car ce film c’est plus qu’une simple histoire de disparition ! Ce que Shinkai met en scène dans ce film avant toute chose, c’est une histoire d’amour comme on n’en fait malheureusement plus, c’est une histoire d’amitié comme on voudrait en voir plus souvent et bien entendu, l’histoire d’une tour mystérieuse qui intrigue autant le spectateur que les personnages de part sa grandeur qui semble ne connaître aucune limite et son pouvoir. Pour ma part, j’ai été durant toute la durée du film totalement captivé par le lien qui uni Hiroki et Sayuri, leur histoire et leur destin commun, ainsi que par cette tour qui attirait à chacune de ses apparitions mon regard. C’était comme si elle avait le pouvoir d’attirer mon attention indéfiniment. Bien évidemment, pour nous plonger encore plus dans l’univers qu’il met en scène, Shinkai nous offre l’occasion d’écouter une OST qui se révèle être une pure petite merveille également ; une OST qui a été réalisé comme souvent avec Shinkai, par Tenmon. D’ailleurs, je ne me lasse pas de l’écouter depuis que je l’ai sur mon ordinateur.

Enfin, j’ai été ravis de retrouver comme dans 5cm par seconde des paysages somptueux, tantôt empreints d’un esprit bucolique, tantôt empreints de mélancolie, car c’est quelque chose qui me plaît pour l’instant chez ce réalisateur. Je ne sais pas si c’est un élément que l’on retrouve dans la plupart de ses oeuvres, néanmoins ce qui est sûr c’est que ce film est littéralement magnifique sur ce point. A ce propos, j’ai vraiment adoré l’enfance des personnages, avec leur été plus vrai que nature qui m’a quasiment donné envie d’aller courir dans les champs, avant que je me souvienne que nous sommes actuellement en hiver. Avec les musiques c’était vraiment… cherche ses mots… indescriptible ?

Je ne sais pas si j’ai bien réussi à vous faire comprendre ce qui m’a plus dans ce film puisqu’après relecture,  je me trouve extrêmement confus, cependant j’espère que cet article vous donnera envie de regarder (ou de revoir) La tour au delà des nuages, ce film qui fait désormais parti de mes classiques à côté de Clannad, Honey And Clover, Card Captor Sakura ou bien Aria. Personnellement, je sais déjà ce que je vais faire ce soir après deux-trois parties de Team Fortress 2, une bouche douche et deux-trois trolls sur IRC : regarder une nouvelle fois cette merveille. Qui sait, peut-être que j’aurais encore une fois des frissons devant ?

Au passage, j’en profite également pour souhaiter un joyeux noël avec un petit peu de retard aux lecteurs de ce blogs (si il y en a). Pour la nouvelle année, je passerais sûrement pour pâques, avec un peu de chance. En attendant, à la prochaine fois, si j’arrive une nouvelle fois à prendre mon courage à deux mains et à écrire. Logiquement, ça ne devrait pas poser de problème si je vois encore une fois une merveille comme La tour au-delà des nuages

Merci à Caziro d’avoir corrigé cet article !

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Ces anime qui ne seraient rien sans leur(s) héroïne(s)

(Cet article aurait du être posté il y a au moins deux semaines… Veuillez donc fouetter l’auteur de ce blog afin qu’il comprenne enfin QU’IL DOIT ECRIRE, et non procrastiner, comme il sait hélas !  si bien le faire.)

Honnêtement, qui n’a jamais regardé un anime uniquement pour son héroïne ? Pas grand monde, et je pense que les lecteurs de ce blog – s’il y en a – ne diront pas le contraire. C’est donc pour cela que j’ai eu envie de citer quelques animes qui n’auraient jamais été énormément appréciés, s’ils n’avaient pas eu une ou plusieurs héroïne(s) over the top pour faire frétiller la sardine des otaques. Je précise que je mets de côté tout de suite des animes comme Ikki Tousen ou Queen’s Blade. Juste comme ça.

Bien sûr, ce qui suit est subjectif et ne se base que sur ma pauvre culture en matière d’animation japonaise ; alors ne venez pas m’incendier dans les commentaires si jamais j’ai oublié tel anime ou alors dit du mal d’un autre. Et puis c’est bien connu que je ne dis que des bêtises~

Je m’en fiche si je dis des bêtises, nanananinanèreuuuh ! Au passage, Oreimo c’est COOL.

  • Bakemonogatari

L’an dernier, deux animes se sont essentiellement démarqués des autres : Higashi no Eden et Bakemonogatari. Le premier avait pour atout son scénario, aussi prenant qu’intriguant, son chara-design assez sympathique – n’écoutez pas les mauvaises langues à ce sujet -, et le second sa réalisation et SURTOUT, son héroïne. Et franchement, heureusement qu’Hitagi était de la partie, parce que sinon, cet anime aurait été bien ennuyant, puisqu’il est scénaristiquement vide. En fait c’est simple, c’est elle qui porte l’anime du début à la fin (je parle de la fin télé, l’autre n’existe pas à mes yeux) avec ses répliques et la fascination qu’elle engendre chez les téléspectateurs. Bakemonogatari sans Hitagi, ça aurait été comme un big-mac sans fromage, comme la blogosphère sans ses débats, bref, sans saveur !

  • Macross Frontier

Je suis un grand fan de la saga Macross et je dois avouer que j’ai bien pris mon pied devant Frontier (même si le film bute ENCORE PLUS ! Dépêchez-vous de le regarder si ce n’est pas déjà fait !). Cependant, ce n’est pas le scénario de cet anime qui m’a autant enthousiasmé – qui a ri à scénario ? – mais plutôt ses héroïnes. Macross Frontier, ça aurait pu être un désastre avec son histoire assez lolante, son héros vraiment très peu marquant, et son animation trop irrégulière. Heureusement, Ranka et Sheryl ont sauvé la baraque ! Enfin surtout Ranka, mais c’est un détail.

Ce ne sont pas forcément les héroïnes les plus marquantes de la saga Macross, mais elles ont le mérite d’être vraiment sympathiques et de faire de Frontier un bon anime. Franchement, rien que pour ça, elles méritent bien d’être encore à l’heure d’aujourd’hui au centre de certains débats.

  • To aru majutsu no Index (2)

Même si cet anime est souvent décrit comme un classique par ses fans, il n’en reste pas moins médiocre. Pour ma part, si j’ai suivi cet anime du début à la fin, ce n’est pas pour son univers – même si je dois avouer l’avoir bien aimé – ni pour son histoire, mais pour une de ses héroïnes : Misaka Mikoto. Il ne faut pas tortiller du cul, si Index est un anime regardable, c’est avant tout grâce à ce personnage. Je ne suis pas forcément un gros fanboy de la demoiselle – contrairement à une certaine personne -, toutefois il suffit de regarder To aru Kagaku no Railgun pour s’apercevoir que c’est elle qui remonte le niveau.  Ce n’est pas pour rien que cette dernière est bien meilleure qu’Index : c’est parce qu’il y a plus de Misaka.

D’ailleurs, je suis déçu qu’elle ne soit pas plus mise en avant dans la seconde saison d’Index. Bwarf.

  • Black Lagoon

Black Lagoon est un anime à l’image de son héroïne, réellement badass. Par conséquent, sans elle il ne serait rien. Et franchement, ça me ferait bien chier. Revy, c’est la petite pile électrique qui rend Black Lagoon aussi plaisant à regarder, avec son accoutrement et ses formes dignes de Lara Croft, ses flingues en permanence collés à elle et son côté délicieusement psychopathe. Ce personnage, c’est un peu la Misato 2.0 ; et franchement, heureusement qu’elle existe ! \o/

Dis comme ça, on pourrait penser que cette demoiselle n’est que du fanservice en conserve, mais c’est faux, car à l’instar du personnage de Neon Genesis Evangelion précédemment cité, Revy cache un passé assez triste qui ne manque pas de toucher le téléspectateur. Ce qui n’est pas déplaisant, puisque cela rend l’anime encore plus sympathique !

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Et oui, c’est tout. Je sais, ça fait court, mais que voulez-vous, en ce moment je n’arrive pas du tout à écrire. Je ne sais pas si c’est dû à un manque de confiance ou à une panne d’inspiration, néanmoins je vais essayer de relancer la machine durant ces vacances en écrivant quelques petits articles comme celui-ci. Qui sait, peut-être que cela me fera poster plus de billets sur ce blog et avec un peu de chance, écrire pour un site qui parle de shôjo-qui-tâchent, comme dirait une certaine personne.

Pour finir, voici une petite liste d’animes qui auraient pu être dans ce classement :

  • La mélancolie de Haruhi Suzumiya… ah ouais mais non, c’est Kyon qui sauve la série. (Courez voir la Disparition si ce n’est pas déjà fait d’ailleurs ! C’est pas si mal que ça pour du Aroui.)
  • Shakugan no Shana… ah merde, même avec Shana l’anime pue du fion. Dommage.
  • Clannad… mais là encore, c’est le héros qui rattrape tout. Tomoya, je t’aime.
  • Neon Genesis Evangelion… mais en fait c’est à cause des gros robots que c’est un chef-d’œuvre.
  • Spice And Wolf… sauf qu’Horo n’est heureusement pas le seul atout de l’anime.
  • Et plein d’autres que je ne marque pas, parce qu’on ne va pas faire tous les animes que j’ai vus un par un. D:

PS : Je remercie au passage Patchouli qui a bien voulu corriger cet article !

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